Perche Nature - Perche et Vallée du Loir -
Association d’étude & de protection de la Nature dans le Perche & la Vallée du Loir

Ornithologie

Le Cygne tuberculé niche-t-il dans votre commune ?

cygne GF

Cygne (c) G. Fauvé

Introduit comme oiseau d’agrément au XVIème siècle, les individus actuels seraient issus d’échappés d’élevages plus récents ou d'introductions volontaires. L’espèce s’est répandue à l’état sauvage à partir des années 1970.
Cette population a rapidement fait preuve d’une croissance spectaculaire en France où les effectifs sont de l’ordre de 6 000 à 7 000 couples.

Quelle est la situation précise aujourd'hui en Loir-et-Cher? C'est ce que se proposent d'établir les ornithologues de Loir-et-Cher Nature, de Perche Nature
et de Sologne Nature Environnement. Vous pouvez contribuer à ce recensement en signalant tout nid ou famille et en précisant la date, la commune, le lieu-dit, le type de milieu et ce que vous y avez vu (une fiche type est téléchargeable).

L’espèce est à rechercher sur les divers types de plans d’eau (étangs, lac, gravières en eau, marais inondés tardivement), cours d’eau lents, canaux.


Facile à identifier de par sa couleur blanche et son bec orange, il doit son nom au tubercule noir au dessus de ce dernier. Le nid très gros, hors de l’eau, est construit par les deux parents. La période de ponte s’étale de la mi-mars à courant mai. La femelle peut pondre de 4 à 8 œufs, qu’elle couve durant près de 35 jours et les jeunes sont aptes à voler à l’issue d’un élevage durant de 120 à 150 jours.

Les familles demeurent unies pendant plusieurs mois. La période d’immaturité s’étend sur 3 ou 4 années au cours desquelles les cygnes se regroupent en bandes qui vagabondent sans attaches.


L’objet de cette enquête est donc de connaître à la fois les effectifs et la répartition des couples nicheurs en Loir-et-Cher et d’obtenir des informations sur les habitats utilisés et le succès de reproduction.

Vous trouverez ici une fiche téléchargeable.

Elle devra être complétée et renvoyée par la poste ou par mail à l’association de votre secteur :

Loir-et-Cher Nature, Maison des Associations, 17 rue Roland Garros, 41000-Blois.

Adresse électronique : loiretchernat at wanadoo.fr

Perche Nature, 4 Rue Saint-Denis, 41170 Mondoubleau.

Adresse électronique : perche.nature at wanadoo.fr

Sologne Nature Environnement, 23 Route de Selles, 41200 Romorantin-Lanthenay

Adresse électronique : eva.sempe at sologne-nature.org

Statut local des oiseaux

Perche Nature vous propose, sur le lien suivant, le statut des oiseaux du Perche et de la Vallée du Loir:

Statut local ornithologie

La mention "donnée historique" correspond à des informations antérieures à 1980 (naissance de Perche Nature) et la partie concernée figure alors en italique. Deux autre rubriques listent les espèces non revues depuis 1980 et les allochtones.

 
Légende :
présent toute l'année = observations connues sur tous les mois de l'année ce qui n'implique pas obligatoirement la sédentarité des oiseaux
occasionnel = jusqu'à 5 mentions enregistrées
rare = non rencontré annuellement
régulier = vu chaque année
nicheur = se reproduit en Vendômois
de passage = visible aux époques de migration
hivernage = séjourne à la mauvaise saison
répandu = largement distribué sur le Vendômois mais pas nécessairement abondant
localisé = fréquente un nombre limité de sites
? = information à confirmer
ssp = sous espèce

 

Opération Busards

Cette année l’association Perche Nature a mené une campagne de sensibilisation à la conservation des busards financée par la fondation Nature et Découvertes.

Trois espèces de busards se reproduisent dans le Loir-et-Cher : le Busard Saint-Martin, le Busard cendré et le Busard des roseaux. Tous nichent au sol, principalement dans les zones cultivées (notamment dans les champs de blé et d’orge) et les jeunes sont le plus souvent incapables de voler à l’heure de la moisson. Les nichées sont bien souvent détruites par mégarde par les exploitants agricoles non informés.

Les busards se nourrissent principalement de petits rongeurs qui peuvent causer des dégâts aux cultures lorsqu’ils sont présents en forte densité. Cette campagne a donc eu pour objectif d’informer les agriculteurs de leur rôle dans la protection de ces rapaces qui contribuent à l’équilibre des écosystèmes agricoles.

Le secteur choisi par Perche Nature regroupait une vingtaine de communes autour d’Epuisay, Mazangé et Azé et couvre plus de 300 km ². Cette zone d’étude a été peu prospectée les années précédentes, ce qui a permis à Perche Nature de sensibiliser un public non averti et de nouveaux exploitants agricoles.

La protection des busards s’organise en plusieurs étapes : les prospections pour repérer les nids, le contact avec les agriculteurs concernés, la mise en place d’une protection autour du nid (avec accord du propriétaire) uniquement si le développement des jeunes est estimé trop tardif par rapport à la date de la moisson. En parallèle, plusieurs actions ont été menées pour sensibiliser un grand nombre de personnes.

 busard

Grâce à son réseau de bénévoles qui a fait plus de 200 observations de busards, Perche Nature a recensé 22 couples de busards (20 de Busards Saint-Martin et 2 de Busard cendré) sur son territoire dont 9 dans la zone d’étude choisie autour d’Azé, Epuisay et Mazangé. Mais les conditions météorologiques et les inondations pendant la période sensible de la reproduction des busards (couvaison et jeunes poussins) ont causé du retard et localement des échecs de reproduction : la plupart des nids repérés ont été abandonnés par les couples. Seulement 3 des couples suivis ont eu des jeunes, tous en dehors de la zone d’étude. La nichée d’un des couples de Busard cendré a été protégé avec un enclos de protection par des bénévoles de Loir-et-Cher Nature, en fin de saison il y avait 4 juvéniles. La nichée du 2ème couple n’a pas eu besoin de protection : 2 juvéniles ont été observés en vol avant la moisson. Pour les Busards Saint-Martin, d’après nos connaissances, un seul couple s’est reproduit donnant un jeune en vol après la moisson.

Cependant, les busards reviennent nicher en général sur les mêmes parcelles ou des parcelles proches d’une année sur l’autre. Les secteurs présentant des enjeux pour la reproduction des busards ont été identifiés cette année et seront suivis dans le futur. Le repérage des nids sera plus rapide et la prise de contact avec les agriculteurs plus facile puisque nous avons communiqué à propos de la protection des busards à plusieurs reprises.

L’association a mis tous les moyens en œuvre pour communiquer autour de la campagne de protection des busards : réalisation d’affiches, de dépliants et de maquettes comme supports de communication ; stands sur les busards lors de manifestations associatives, sortie découverte des busards, articles de presse.

La sensibilisation visait plus particulièrement les agriculteurs. Beaucoup ont pu être informés au comice agricole de Droué en juillet 2016 et une quinzaine d’entre eux, situés dans les secteurs favorables de la zone d’étude, ont été contactés directement dans leur exploitation. Ils ont pu être informés de l’importance des busards pour les systèmes agricoles et de leur rôle en tant qu’agriculteur dans la protection de ces espèces emblématiques.

Un partenariat en faveur de la chouette hulotte

La forêt de Fréteval, l'un des plus grands massifs forestiers présent sur le territoire (environ 3800 ha), fait office d'habitat pour de nombreuses Chouettes hulottes (Strix aluco) qui apprécient ce type de biotope. Perche Nature y effectue alors des suivis réguliers depuis des années et accumule les données d'observation pour cette espèce.

Toutefois, les surfaces boisées de ce massif se transforment petit à petit en favorisant les essences résineuses plutôt que feuillues. La Chouette hulotte ayant besoin de cavités dans des vieux arbres pour sa reproduction, les résineux lui convienne moins de par leur cycle d'exploitation forestière plus courte.

Cette problématique a donc mené Perche Nature à l'élaboration du projet "La Chouette hulotte", en partenariat avec CNP assurances, le principal propriétaire du massif forestier. Ce partenariat est aussi mené avec la Société Forestière de la Caisse des Dépôts, gestionnaire de la forêt de Fréteval.

Le projet consiste à évaluer le succès reproducteur de l'espèce au sein du massif forestier, à l'aide de nichoirs artificiels. Ces derniers sont présents depuis les années 80 sur le site, et la fabrication de certains ont récemment été financés par CNP assurances. D'anciens suivis consistaient à évaluer le taux d'occupation des nichoirs installés, mais ne donnaient pas ou peu d'indication sur le succès reproducteur de l'espèce dans le massif forestier.

 

L'année 2015 a donc été propice à des suivis plus conséquents grâce à ce partenariat, afin d'évaluer l'état de la population de la Chouette hulotte au sein du massif de Fréteval. La nouveauté de cette année est donc l'étude du succès reproducteur de l'espèce au sein des nichoirs installés. Des paramètres de ponte, d'éclosion et de survie des jeunes sont donc pris en compte pour ce suivi.

Pour cette année, sur les 33 oeufs pondus lors de la reproduction, 18 jeunes ont survécu. Le succès de reproduction a donc été estimé à 55%. Cette année étant la première où ces paramètres ont été pris en compte, il est crucial de continuer ce suivi sur plusieurs années afin d'aboutir à une tendance de l'évolution du succès reproducteur de la Chouette hulotte dans ces nichoirs. Afin de limiter l'influence des facteurs biotiques et abiotiques sur les résultats obtenus, plusieurs années de partenariat seront nécessaires avant de tirer des conclusions sur l'état de la population de chouettes à Fréteval.