Perche Nature - Perche et Vallée du Loir -
Association d’étude & de protection de la Nature dans le Perche & la Vallée du Loir

Insectes

azuré du serpolet

Les inventaires menés conjointement avec le Conservatoire du Loir-et-Cher sur des pelouses calcicoles en 2013, ont permis de recenser sur deux sites en vallée du Loir, un papillon encore non observé dans le Loir-et-Cher depuis lors : l’Azuré du Serpolet (Maculinea arion)(Linnaeus 1758).

Maculinea arion2 VC

Maculinea arion © Valentin Ciamarone

Cette espèce est protégée sur le territoire français et bénéficie d’un Plan National d’Action favorisant la connaissance sur sa répartition et des mesures de gestion conservatoire des populations ainsi que de leurs habitats naturels. Plus localement, un Plan Régional d’Action a été lancé en 2012 afin de répondre aux enjeux liés à la protection de l’espèce en région Centre - Val de Loire. La présence de cet insecte est d’autant plus remarquable qu’il possède un cycle biologique très complexe. En effet, le développement de la chenille nécessite à la fois la présence d’une plante hôte du genre Thymus, bien souvent remplacée par l’Origan sauvage et d’une fourmi hôte du genre Myrmica (Myrmica sabuletii). Ces conditions biotiques se rencontrent presque exclusivement sur des pelouses et friches sèches à très sèches. Ainsi, des habitats tels que les pelouses calcicoles constituent de réels potentiels d’accueil du papillon dans la région. 

Les femelles pondent au niveau des inflorescences de la plante hôte (un œuf par inflorescence) qui serviront à nourrir les chenilles. Après la dernière mue larvaire,les chenilles se laissent tomber à terre. Elles sécrètent alors des molécules très proches de celles des larves de Myrmica sabuletii, ainsi que des glucides et acides aminés qui favorisent l’adoption par les fourmis. Celles-ci vont alors les transporter jusqu’à la fourmilière. Tout au long de leur développement, les chenilles bénéficient ainsi d’une protection et d’une importante réserve de nourriture en consommant le couvain. Elles restent en général 10 mois dans la fourmilière où elles se nymphosent durant l’hiver, mais peuvent parfois y demeurer plus longtemps pour ne sortir que l’année suivante. Une fois leur transformation achevée, les adultes n’ont que peu de temps pour rejoindre la sortie et s’envoler avant que leur imposture ne soit découverte.

cycle dvpt maculinea arion

 

Les principales menaces qui pèsent sur cette espèce sont la fragmentation et la destruction des habitats (urbanisation, mise en culture, etc.). En 1975, Muggleton & Benham, ont estimé que la réduction des habitats et l’isolement croissant des populations,réduisant les flux de gènes, ont été responsables du déclin de l’espèce en Angleterre, où elle a fini par disparaître en 1979 avant d’être réintroduite avec succès en 1983. Ainsi, pour les populations les plus isolées, la perte de diversité génétique peut être une cause d’extinction, et cela même si l’habitat semble favorable. Le faible nombre de sites connus accueillant l’Azuré du Serpolet dans le département illustre tout à fait l’importance et l’urgence de préserver ces milieux, mais aussi de favoriser la présence de nouveaux sites potentiels d’accueil et leur connexion entre eux.

Pour préserver cette espèce connaître sa présence et ses habitats est donc essentiel dans le Loir-et-Cher. Contactez-nous si vous l'apercevez!

 

Inventaire des Odonates

En 2017 Perche Nature poursuit, grâce au soutien de l'Agence de l'Eau Loir-Bretagne, le recensement de certaines espèces d'odonates (libellules) dans le cadre du PRA Odonates (Plan Régional d’Actions) en région Centre Val-de-Loire. Ce PRA est l’équivalent régional du Plan National d’Actions élaboré en 2011 sur la France métropolitaine, permettant l’amélioration des connaissances sur les libellules et demoiselles (anisoptères et zygoptères).

A son échelle, Perche Nature est alors chargée des études concernant les odonates sur le Nord Loir-et-Cher, avec dans un premier temps des inventaires et prospections afin d’accroître les connaissances des espèces sur le territoire d’action de l’association. Parmi ces espèces, l’Agrion de Mercure, la Grande Aeschne, la Cordulie à deux taches et la Cordulie à corps fin. Cette année, une nouvelle campagne d’inventaires est donc prévue pour affiner et accroître les données odonates acquises l’an passé et qui ont permis de dessiner des zones de présence (métapopulations).

Cette année est donc l’occasion pour les bénévoles et adhérents de l’association de se plonger dans l’univers des libellules, à travers les sorties menées par l’association mais aussi grâce au guide d’initiation des odonates réalisé au sein de notre structure afin de pouvoir reconnaître les principales espèces présentes sur le Nord Loir-et-Cher. Cet outil vous permettra de débuter simplement l’étude de ces insectes, avec des illustrations et des critères précis pour les différencier entre eux.

Guide d'identification

Agrion de mercure MG

Agrion de Mercure © M. Gervais

Insectes floricoles et pollinisateurs

Inventaire participatif des insectes floricoles et pollinisateurs

 

      Très discrets mais tellement utiles, les insectes pollinisateurs sauvages, remplissent un rôle indispensable dans la préservation de la biodiversité. Souvent bien mal connus, il existe des milliers d’espèces d’abeilles solitaires, de syrphes, de papillons et de coléoptères qui butinent inlassablement les plantes à fleurs de nos parterres et vergers à la recherche du fameux nectar.

 

      L’association lance cette année un projet d’inventaire participatif sur tout le nord du Loir-et-Cher, ciblé sur 10 espèces en priorité. Ce travail permettra d’une part de faire connaître ces insectes facilement reconnaissables, au grand public, et d’autre part d’améliorer la connaissance de leur répartition sur le territoire. En savoir plus.

 

     xylocopa violacea P
     Xylocopa violacea © P Bourlet

Pour ce faire, des « Fiches espèces » sont à votre disposition (Pour les débutants 1, pour les débutants 2, pour les curieux 1, pour les curieux 2), elles vous permettront à tous de se familiariser avec l’Abeille charpentière, la Cétoine dorée, le Moro-sphinx, ou encore les Bombyles.

De plus, pour faciliter la collecte des données, un système de saisie en ligne a été crée pour cette occasion, où chacun peut renseigner le ou les pollinisateurs observés.

 

     

 N’hésitez pas à nous communiquer vos observations et envoyer vos photos.

 

 

Carte de répartition des données par commune :

 

Communes participatives

 

Drôle de bête!

Voici un curieux insecte que nous avons rarement l’occasion d’observer, d’une morphologie apparentée à la libellule ou au papillon, l'Ascalaphe ambré (Libelloides longicornis) fait pourtant bien partie d’un genre à part.


Cet insecte du genre « libelloides » est peu représenté en France métropolitaine, sans doute à cause de sa méconnaissance et du faible taux d’observation. Pourtant l’Ascalaphe ambré est présent en Région Centre, vivant préférentiellement dans les landes ou pelouses des coteaux calcaires. L’adulte, d’une envergure d’environ 5 cm, vole entre mi-juin et début août et ne vit que quelques semaines. La larve quant à elle passe deux années sous les pierres ou dans la végétation basse.

Ascalaphe ambre F.Laurenceau2 


Nous avons très peu de données sur notre zone d'étude donc si vous observez, au détour d'un chemin, ce bel insecte, merci de nous faire part de vos observations, cela nous intéresse tout particulièrement.

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